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Robert Djian

LE YEMEN EN GUERRE. FRANCOIS BURGAT

Chers amis,l’Association les Amis de Bruno Etienne vous adresse ses meilleurs voeux de santé physique et intellectuelle. Elle vous convie à sa prochaine conférence le mardi 23 janvier 2018 , 18h, Institut d’Etudes Politiques, 20 rue Gaston de Saporta, Aix en Provence. Celle ci sera animée par Francois BURGAT,Directeur de recherche au CNRS.IREMAM. Aix en provence: LE YEMEN EN GUERRE: UNE CRISE SI COMPLIQUEE QUE CELA ?

ASSEMBLEE GENERALE LES AMIS DE BRUNO ETIENNE.

Assemblée générale de l’Association Les amis de Bruno Etienne

IEP Aix-en-Provence 10 octobre 2017

L’Assemblée générale de l’association Les Amis de Bruno Etienne s’est tenue le 10 octobre 2017 à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence.

Etaient présents :M.Etienne, Gérald Almira, Robert Djian, Hervé Casini, Franck Fregosi, Paul Macquart- Moulin,Donato Navarro, David Pelage, Gonzague Petit, Maxime Mery,Jeanine Levy, Marlène Chambert

Procurations:V.Etienne,F.Ayel ,M.Vandenbergh,J.Kraft,G.Pierron,F.Antoine.

 

Ordre du jour

1.Election du bureau : Se sont présentés:M.Etienne présidente,Franck Fregosi vice-président, Gerald Almira trésorier,Robert Djaïn secrétaire, Hervé Casini et Johan Kraft conseillers.  Ils ont été réélus à l’unanim

                                             2.Bilan financier.Il vous a été exposé lors d’un précédent courriel. Le quitus a été accordé à l’unanimité

3.Bilan d’activité2016-2017

Conférences : Hervé Casini. »Edward SaÏd et la question de l’orientalisme                                                               Abderrahim Kader»L’islamisme au prisme de la mondialisation »

4.Perspectives 2017-201

Conférences prévues: Patrice Bergamini, Ambassadeur de l’Union Européenne à Tunis sur la politique européenne en Méditerranée.

François Burgat Directeur de recherche au CNRS.MMSH

Ces conférences auront lieu lieu dès janvier février 2018.Les précisions vous seront données dès qu’elles nous parviendront.D’autres conférenciers doivent être contactés:Hivert Messeca, Claude Aziza, Thierry Zarcone.

Le projet documentaire (film,BrunoEtienne) proposé par David Pelage, est en cours de réalisation. Une ébauche a été présentée  à la MMSH. Le financement de ce documentaire reste problématique.

Maxime MERY, nouveau président de l’Association des Anciens diplômés de L’IEP d’Aix-en-Provence, a souhaité assister à l’Assemblée générale de notre association pour que nous réfléchissions à la réalisation d’une passerelle autour d’un événement commun qui valoriserait l’enseignement, l’esprit de l’IEP et de ses professeurs.

La séance est levée à 20 heures

N’oubliez pas de faire parvenir votre cotisation à l’ordre de » Les amis de Bruno Etienne » (20€),39 Traverse Baret 13100 Aix-en-Provence

Pensez à signaler tout changement d’adresse électronique et postale. Le site Bruno Étienne.org peut être consulté.

La Présidente                     Le secrétaire               Le Trésorier

Maryse Etienne                  Robert Djian               Gérald Almira

LE MAGAZINE DE L’EDUCATION.

Nous vous invitons à prendre connaissance d’un nouveau magazine

Le Magazine de l’Education

05.04.201730.04.2017

Voici le numéro zéro du Magazine de l’éducation… Edité par la plateforme TECHEDULAB de l’Université de Cergy-Pontoise, il s’adresse aux professionnels, décideurs des politiques de l’éducation mais aussi à qui veut comprendre les faits éducatifs. Le numéro zéro décrypte les programmes éducation des candidats à la présidentielle. « Mettons l’éducation au coeur des débats politiques » ! Philippe Meirieu

L’enjeu du Magazine de l’éducation est d’étudier et de permettre de comprendre ce que sont les phénomènes éducatifs en mutation, de les faire comprendre afin de construire des conditions d’évolution.

 

NUMERO 0

Le premier numéro s’intéresse aux programmes des candidats à l’élection présidentielle ainsi qu’à l’architecture et l’environnement scolaire.

Quels enjeux éducatifs pour 2017 ? Quelle politique pour l’école et l’éducation ? Comment construire l’école de demain ? Les conceptions des salles de classe et des écoles ont-elles de l’importance dans le bien-être à l’école et dans la qualité d’apprentissage ? Retrouvez toutes les réponses dans ce numéro !

Télécharger le numéro zéro :

LE MAGAZINE DE L’EDUCATION – NUMERO 0 – MARS 2017

Bonne lecture !

 

Directeur de la publication : François Germinet

Rédacteur en chef : Alain Jaillet

Responsable éditoriale : Béatrice Mabilon-Bonfils

Charte graphique : Enzo Archiapati

 

La Franc Maçonnerie au prisme de l’Islam. Thierry ZARCONE

Chers amis, l’Association les Amis de Bruno Etienne vous convie à sa prochaine conférence, le Lundi 13 février, 18h15 à L’Institut d’Etudes Politiques, 20 rue Gaston de Saporta, Aix en Provence.
Thierry ZARCONE traitera: LA FRANC MACONNERIE AU PRISME DE L’ISLAM: DE LA FASCINATION A LA DÉTESTATION. Thierry ZARCONE est directeur de recherche au CNRS(GSRL/EPEHE), chargé de cours à Sciences Po Aix. Il a publié divers ouvrages concernant le soufisme, particulièrement Turc. Une de ses dernières publications: Le Croissant et le Compas. Modérateur: Franck FREGOSI,Professeur à Sciences Po Aix . 

EDOUARD SAID ET L’ORIENTALISME par HERVE CASINI

L’Association les Amis de Bruno Etienne vous souhaite une belle et fructueuse année 2017.
Nous vous rappelons la prochaine conférence organisée par l’association:

Edouard SAÏD et l’Orientalisme. le mardi 31 janvier2017, à l’IEP d’Aix en Provence, 2O rue Gaston de Saporta.
Cette conférence sera animée par Hervé CASINI, Directeur territorial au Conseil départemental des Bouches du Rhône.

Nous vous signalons la prochaine conférence du 13 février à l’IEP: La Franc Maçonnerie au prisme de l’Islam : de la fascination à la détestation par Thierry ZARCONE. Directeur de recherche au CNRS et GRSL//EPHE, chargé de cours à Sciences Po Aix en Provence.
N’oubliez pas de nous faire parvenir votre cotisation(20€) à l’ordre de Les Amis de Bruno Etienne, 39 Traverse Baret 13100 Aix en Provence

DICTIONNAIRE DE LA MEDITERRANEE

dictionnaire

Dictionnaire de la Méditerranée

Sous la direction de Dionigi Albera, Maryline Crivello et Mohamed Tozy

en collaboration avec Gisèle Seimandi

Actes Sud, avec le concours de 
la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (Aix Marseille Université / CNRS)
Parution le 5 octobre 2016

 

 

Le Dictionnaire de la Méditerranée se propose de rendre compte des récents travaux consacrés aux savoirs, aux territoires, aux mémoires, aux figures emblématiques et aux pratiques d’une aire d’une grande complexité et d’une exceptionnelle richesse.

Associant toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, il dresse l’état des lieux des connaissances actuelles et met l’accent sur la diversité des perceptions et des contextes, ainsi que sur les mouvements et les champs de réflexions scientifiques en construction. Il interroge la Méditerranée dans son cadre spatial et culturel, dont il explore toutes les facettes, depuis les filiations partagées jusqu’aux fractures réitérées.

La structure alphabétique de ce dictionnaire permet de conjuguer de nombreux champs disciplinaires, comme une grande diversité d’échelles de temps et d’espaces, de sensibilités, de regards et de langues.

Sans visée encyclopédique et sans prétention à l’exhaustivité, l’ouvrage a vocation à devenir un outil de travail et un support pour la réflexion. Il est destiné aussi bien aux étudiants et aux chercheurs qu’aux acteurs culturels, économiques et politiques, ainsi qu’à tous les lecteurs sensibles au devenir de l’aire méditerranéenne.

L’ambitieuse entreprise éditoriale du Dictionnaire de la Méditerranée est fondée sur l’ensemble des travaux de recherche produits par le réseau d’excellence européen Ramses², qui réunit trente centres de recherche et universités.

Élaborée en deux langues (français et arabe), elle a été menée à bien grâce à l’apport de comités éditoriaux internationaux et interdisciplinaires.

 

“ Le dictionnaire constitue dans son ensemble une invitation au voyage en Méditerranée : une Méditerranée particulière, saisie à travers le prisme des sciences humaines et sociales.”

 

La version arabe (à paraître) à la Fondation du Roi Abdul Aziz (Casablanca) est coordonnée au Maroc par Mohamed Saghir Janjar et Mohamed Tozy.

La version française, avec le concourt de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, est réalisée par une équipe éditoriale basée à Aix-en-Provence : Dionigi Albera, Maryline Crivello et Mohamed Tozy en assurent la direction scientifique, en collaboration avec Gisèle Seimandi (coordination et préparation éditoriale) et Abdelmajid Arrif (édition électronique).

Les notices ordonnées alphabétiquement couvrent cinq grands axes :

  • les savoirs
  • les espaces
  • les histoires et les mémoires
  • les figures
  • les pratiques

 

 

“ Le lecteur pourra y trouver le dessin de paysages épistémologiques variés, parfois inattendus  il pourra constater la pluralité des vues et des horizons, approfondir ses connaissances sur certains points, peut-être s’étonner d’autres aspects.”

 

40 personnalités scientifiques impliquées dans le comité scientifique 169 auteurs

4 langues de rédaction 2 langues de publication 207 entrées 1728 pages

1 900 références bibliographiques 920 mots-clés 1 index thématique

1 index des noms propres 1 index des noms de lieux 1 chronologie des cartes

 

 

ÉDITION SOUS LA DIRECTION DE

Dionigi Albera, anthropologue, directeur de recherche (CNRS, Aix Marseille Univ, IDEMEC, Aix-en-Provence, France).

Parmi les principaux thèmes abordés dans ses travaux figurent les processus de mobilité, la parenté et les configurations de l’organisation domestique, les pèlerinages et les phénomènes de mixité dévotionnelle dans le contexte des religions monothéistes. Il a notamment codirigé L’Anthropologie de la Méditerranée (Maisonneuve et Larose, 2001), La Méditerranée des anthropologues (Maisonneuve et Larose, 2005), Religions traversées. Lieux saints partagés entre chrétiens, musulmans et juifs en Méditerranée (Actes Sud, 2009), Dieu, une enquête. Judaïsme, christianisme, islam : ce qui les distingue, ce qui les rapproche (Flammarion, 2013), et International Perspectives on Pilgrimage Studies: Itineraries, Gaps and Obstacles (Routledge, 2015). Il est auteur d’Au fil des générations. Terre, pouvoir et parenté dans l’Europe alpine. XIVe-XXe siècles (Presses universitaires de Grenoble, 2011).

Maryline Crivello, historienne, professeure des Universités (Aix Marseille Univ, CNRS, TELEMME, Aix-en-Provence, France).

Elle est spécialiste des usages du passé, des questions mémorielles et des médias en Méditerranée. Elle a codirigé Télévision et Méditerranée. Généalogie d’un regard (INA-L’Harmattan, 2008), Les Échelles de la mémoire en Méditerranée (Actes Sud, 2010) et La Traversée des mémoires en Méditerranée (Presses universitaires de Provence, 2016).

Mohamed Tozy, politologue, professeur à Sciences Po d’Aix-en-Provence, chercheur au CHERPA (Sciences Po, Aix-en-Provence, France) et au CRESC (Faculté de gouvernance et de sciences économiques et sociales, Rabat, Maroc).

Il est spécialiste des mouvements religieux et des régimes politiques dans le monde arabe. Il est auteur de Monarchie et islam politique au Maroc (Presses de Science Po, 1999, rééd.), ouvrage traduit dans plusieurs langues et devenu un classique des analyses de sociologie historique. Il est coauteur de L’Islam au quotidien (La Croisée des chemins, 2013, rééd.), de L’État d’injustice au Maghreb : Maroc, Tunisie (Karthala, 2015). Il a codirigé La Méditerranée des anthropologues (Maisonneuve et Larose, 2005).

 

 

Extrait de la préface :

Le dictionnaire constitue dans son ensemble une invitation au voyage en Méditerranée : une Méditerranée particulière, saisie à travers le prisme des sciences humaines et sociales. C’est un portulan, un insulaire, qui permet de circuler dans la somme des savoirs accumulés sur cet espace. Le lecteur pourra y trouver le dessin de paysages épistémologiques variés, parfois inattendus ; il pourra constater la pluralité des vues et des horizons, approfondir ses connaissances sur certains points, peut-être s’étonner d’autres aspects. La forme dictionnaire, non hiérarchisée, lui permettra d’organiser le voyage de manière personnelle, en suivant le fil de ses intérêts. Nous lui souhaitons bon vent !

 

 

Dictionnaire de la Méditerranée 1 index des noms propres 1 index des noms de lieux 1 chronologie des cartes

 

 

Agenda

 

ÉDITION SOUS LA DIRECTION DE

Dionigi Albera, anthropologue, directeur de recherche (CNRS, Aix Marseille Univ, IDEMEC, Aix-en-Provence, France).

Parmi les principaux thèmes abordés dans ses travaux figurent les processus de mobilité, la parenté et les configurations de l’organisation domestique, les pèlerinages et les phénomènes de mixité dévotionnelle dans le contexte des religions monothéistes. Il a notamment codirigé L’Anthropologie de la Méditerranée (Maisonneuve et Larose, 2001), La Méditerranée des anthropologues (Maisonneuve et Larose, 2005), Religions traversées. Lieux saints partagés entre chrétiens, musulmans et juifs en Méditerranée (Actes Sud, 2009), Dieu, une enquête. Judaïsme, christianisme, islam : ce qui les distingue, ce qui les rapproche (Flammarion, 2013), et International Perspectives on Pilgrimage Studies: Itineraries, Gaps and Obstacles (Routledge, 2015). Il est auteur d’Au fil des générations. Terre, pouvoir et parenté dans l’Europe alpine. XIVe-XXe siècles (Presses universitaires de Grenoble, 2011).

Maryline Crivello, historienne, professeure des Universités (Aix Marseille Univ, CNRS, TELEMME, Aix-en-Provence, France).

Elle est spécialiste des usages du passé, des questions mémorielles et des médias en Méditerranée. Elle a codirigé Télévision et Méditerranée. Généalogie d’un regard (INA-L’Harmattan, 2008), Les Échelles de la mémoire en Méditerranée (Actes Sud, 2010) et La Traversée des mémoires en Méditerranée (Presses universitaires de Provence, 2016).

Mohamed Tozy, politologue, professeur à Sciences Po d’Aix-en-Provence, chercheur au CHERPA (Sciences Po, Aix-en-Provence, France) et au CRESC (Faculté de gouvernance et de sciences économiques et sociales, Rabat, Maroc).

Il est spécialiste des mouvements religieux et des régimes politiques dans le monde arabe. Il est auteur de Monarchie et islam politique au Maroc (Presses de Science Po, 1999, rééd.), ouvrage traduit dans plusieurs langues et devenu un classique des analyses de sociologie historique. Il est coauteur de L’Islam au quotidien (La Croisée des chemins, 2013, rééd.), de L’État d’injustice au Maghreb : Maroc, Tunisie (Karthala, 2015). Il a codirigé La Méditerranée des anthropologues (Maisonneuve et Larose, 2005).

 

 

Extrait de la préface :

Le dictionnaire constitue dans son ensemble une invitation au voyage en Méditerranée : une Méditerranée particulière, saisie à travers le prisme des sciences humaines et sociales. C’est un portulan, un insulaire, qui permet de circuler dans la somme des savoirs accumulés sur cet espace. Le lecteur pourra y trouver le dessin de paysages épistémologiques variés, parfois inattendus ; il pourra constater la pluralité des vues et des horizons, approfondir ses connaissances sur certains points, peut-être s’étonner d’autres aspects. La forme dictionnaire, non hiérarchisée, lui permettra d’organiser le voyage de manière personnelle, en suivant le fil de ses intérêts. Nous lui souhaitons bon vent

 

 

LE REVEIL DES SEPT DORMANTS.MANOEL PENICAUD

MANOEL PENICAUD est anthropologue. Spécialiste des pèlerinages et des relations interreligieuses, il a été coréalisateur et commissaire de l’exposition « Les lieux saints partagés », présentée au MUCEM en 2015(Marseille). Le réveil des sept dormants, pèlerinage islamo chrétien en Bretagne est l’objet de son dernier travail.Vous pouvez l’écouter en différé sur France culture, 17 juillet 2016, dans le cadre de l’émission Chrétiens d’Orient.

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La MMSH d’Aix en Provence et l’INA

Depuis janvier 2016, un point d’accès numérique aux collections de l’INAthèque est ouvert dans la médiathèque de la MMSH (Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme). Désormais, à Aix-en-Provence, toute personne ayant un projet professionnel, d’étude, ou de création, peut librement consulter 80 ans d’archives de la radio, 70 ans d’archives de la télévision, plus de 13000 sites Web et 7000 œuvres cinématographiques issues des archives du Centre national de la cinématographie et de l’image animée.
La consultation, ouverte à tous s’effectue sur réservation aux heures d’ouverture de la Médiathèque de la MMSH, après une inscription en ligne sur http://imageson.hypotheses.org:2256. L’équipe de la médiathèque vous accompagnera dans vos recherches.
A titre d’exemple, à la question posée sur le nom de « Etienne, Bruno » , sont apparues environ 250 fiches (télévisions, radios) dont la plupart sont accompagnées d’une séquence vidéo.

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ABDELKADER Franc-Maçon. François POUILLON.

François POUILLON, Directeur d’études à l’EHESS, nous propose une autre facette du héros algérien: ABDELKADER Franc Maçon.

 

François Pouillon* – “L’émir Abdelkader, franc-maçon ?!”, Qantara, 99, avril 2016, p. 48-51 (Dossier « La franc-maçonnerie dans le monde arabe »)

La révélation, en 1966, de l’appartenance de l’émir Abdelkader à la franc-maçonnerie à suscité en Algérie des réactions assez vives, et des débats largement argumentés entre historiens algériens et français. Retour sur un dossier aux multiples dimensions.

En Algérie, cela créa un certain malaise : l’année même où les cendre d’Abdelkader étaient acheminées en grande pompe de Damas où il avait été enterré, vers le carré des martyrs d’Alger, Xavier Yacono (1912-1990), historien universitaire des plus sérieux, publiait un article établissant que l’émir Abdelkader avait été franc-maçon[1]. L’histoire et la mythologie nationale se heurtaient sur un terrain où l’on ne pouvait pas si facilement disqualifier le dénégateur par l’étiquette infamante d’« historien colonial ».
Sans titre1

 

Que le résistant primordial à la pénétration française, récemment désigné à la place fondamentale de héros-fondateur de la république algérienne ait été affilié à une association aussi suspecte que la franc-maçonnerie, cela faisait un peu désordre. Et cela mettait sévèrement en cause le bunker historiographique que l’Algérie avait construit à son propos autour de quelques principes : limiter la vie de l’émir aux seules années 1832-1847, quinze ans pendant lesquels Abdelkader avait guerroyé contre la pénétration militaire française en Algérie et tenté alors d’organiser, dans l’Ouest algérien, l’ébauche d’un Etat qui préfigurait de lui de l’indépendance ; passer sous silence le fait que l’émir avait été, à la suite de son père, le cheikh de la puissante confrérie Qadiriyya ; jeter un voile sur 35 ans d’une carrière orientale très riche, pendant laquelle il avait multiplié les déclarations d’allégeance vis-à-vis de la France, et la brochette de décorations qu’il avait reçues des puissance européennes suite à sa courageuse intervention en faveur des chrétiens arabes de Damas lors des pogroms dont ils étaient l’objet en juillet 1860 ; oublier enfin les volumes d’écrits mystique qu’il avait publiés à Damas, et le vœux solennel qu’il avait fait de rester après sa mort auprès de son maitre en ce domaine, Ibn ‘Arabi. Maintenant on allait dire, en plus, qu’il était franc-maçon ! C’était miner un peu plus la statue du commandeur que l’Algérie entendait ériger sur son personnage.

À propos d’un débat compliqué et biaisé, je voudrais l’analyser ici sous deux angles. D’abord faire le point sur les faits archivés par lesquels on établit (ou critique) cette adhésion et voir comment on peut ruser avec les documents. Ensuite chercher à comprendre les raisons d’une récusation aussi radicale de la part de l’Algérie, à propos d’une affiliation à la franc-maçonnerie, chose qui n’était à cette époque ni infamante, ni odieuse.

Un immense malentendu

La contre-attaque la plus vigoureuse vint de Mohamed-Chérif Sahli, un « historique » du FLN, néanmoins historien professionnel de son état[2]. De fait, son texte était très solidement argumenté et ne laissait de côté aucun point de la documentation exhumée par Yacono. D’autres essayistes algériens lui emboitèrent le pas, notamment un certain Dr Benaïssa, dont l’argumentation était beaucoup plus désordonnée. Ils avaient en commun une conviction, si radicale que cela soulève le soupçon, de considérer comme impossible, par une démarche hypercritique, la possibilité même d’une adhésion formelle de l’émir à la franc-maçonnerie.

Relevons les faits qui, quelle que soit la position dans le débat, ne sont pas contestés :
1. Suite aux événement de Damas en1860, la Loge Henri IV du Grand Orient de France envoie à Abdelkader une lettre enthousiaste l’enjoignant à rejoindre leur société. Il y répond, comme a son habitude, de la manière la plus courtoise, remerciant notamment ses correspondant de l’envoi d’un petit bijoux maçonnique qu’il accepte volontiers, comme il va le faire pour la batterie de décorations qu’il recevra des grande capitales européennes – notamment un grand cordon de la Légion d’honneur.

Lettre d’Abdelkader à la loge HenriIV. Damas, 26 février 1861.

Sans titre2

  1. Retour de son long séjour à La Mecque en 1863-64, Abdelkader est fraternellement accueilli, le 18 juin 1864, par les frères de la loge de Pyramides, sise à Alexandrie, mandatés par la Loge Henri IV pour formaliser son adhésion.Sans titre3
  2. Lors de son séjour triomphal en France, pendant l’été 1865, l’émir a deux contacts significatifs avec la franc-maçonnerie : Le 1er juillet, il reçoit une délégation du Grand Orient, pour décider d’une réunion formelle. Requis par des obligations sans doute plus importantes, il ne peut finalement se rendre à la séance convoquée en son honneur le 26 août.

Ces approches formelles donnent lieu une abondante correspondance et à la production de nombreux documents (reproduits par Yacono et Etienne[3]) qui ont été soigneusement examinés par les différents intervenants de ce débat. De l’analyse des textes dans leurs versions arabe et française, soigneusement collationnés par Bruno Etienne, il ressort que c’est un immense malentendu, d’ailleurs réciproque, qui s’établit entre l’émir et ses « frères » maçons. Ceux-ci s’enthousiasment de la légende héroïque de l’émir, ignorant totalement ses dispositions spirituelles. Pour lui, cet échange n’est qu’une pièce de plus dans le très riche réseau de relations qu’il entretient depuis 1848 avec nombre de personnalités influentes sans restriction, y compris quelques militaires qui se sont rendus coupables de crimes de guerre en Algérie. Il n’est d’ailleurs pas effarouché par les débordements ésotériques d’une confraternité qui est, en somme, en Occident, ce qui ressemble le plus à une confrérie soufie.

Quand Abdelkader a-t-il décidé de s’en écarter ? Sahli réduit évidemment au minimum cette mauvaise fréquentation, et voit une rupture dans le rendez-vous manqué de 1865. Mais il est attesté que de liens personnels se sont maintenus et l’autre hypothèse, soutenue notamment par Bruno Etienne, est que l’émir est resté dans cette mouvance au moins jusqu’au tournant laïque de l’honorable société, en 1877. Tous les interprètes s’accordent néanmoins sur un point : pendant ses années d’« adhésion », il n’a jamais eu une grande activité militante dans le cadre maçonnique.

Le démon de l’anachronisme

Revenons à ce qui fâche : Sahli et derrière lui d’autres analyste algériens, nient énergiquement qu’Abdelkader ait véritablement été admis comme maçon. Au delà des points incertains que l’on invoque toujours comme contre-preuve, des documents demeurent sur une rapprochement réel que l’on ne peut récuser. L’argument pour les évacuer ? Il est en dernier ressort conceptuel : cela va contre l’image que l’on se fait alors de l’émir en Algérie et, du coup, certains textes qui lui sont imputés « paraissent absurdes et inconcevables » (Sahli, p. 36). L’émir n’aurait pas pu adhérer à une organisation potentiellement athée ; s’agit donc de « certitude morale » (p 39). Pour Sahli, ce serait une manipulation politique de Napoléon III ; pour d’autres, ce serait, de la part des autorités maçonniques, une opération de captation qui opération de captation qui els aurait conduit à fabriquer des faux ou rectifier certains documents compromettants. C’est ignorer que, s’agissant de pièces d’archives réparties entre différents dépôts, une telle forgerie n’est pas si facile à réalise – sans compter qu’on en voit mal l’utilité puisque la chose était appelée à rester, pour un bon siècle, complètement confidentielle.

Comment reconsidérer tout cela sur des bases rationnelles ? Dans cette affaire, le débat est miné par le démon de l’anachronisme. D’abord, la figure d’Abdelkader est évidemment plus complexe que ce qu’en retient la fiction nationaliste fabriquée après 1966. Ensuite, la franc-maçonnerie des années 1860, n’est pas la même que celle qui s’illustra, sous la troisième république, dans la défense d’une laïcité, ce qui l’écartait certainement de l’humanisme déiste, teinté de spiritualité polymorphe, héritière en Orient des doctrines Saint-simoniennes. Enfin et surtout, si les intellectuels organiques de l’Etat-FLN ont une sainte horreur de cette association, c’est qu’ils reprennent des idées schématiques développées dans les milieux catholiques intégristes et dans la droite française de l’entre-deux-guerres, celle qui stigmatisait les complots « judéo-maçonniques ». Sur ce point encore, le régime algérien de l’indépendance hérite de la colonie dont il a repris les goûts provinciaux et les fantasmes.   Toutefois, comme c’est souvent le cas, ceux qui veulent arrêter l’histoire sous quelque formulation définitive se trouvent vite rattrapés par elle. Les travaux rigoureux d’une pléiade de chercheurs européens d’inspiration soufie (Chodkiewicz, Etienne, Lagarde, Geoffroy, Bouyerdène) ont considérablement éclairé et enrichi ce qui touche à la dimension spirituelle de l’émir, à partir de 1852.

 

 

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Hocine Ziani – Abdelkader méditant, Alger, 2007
Il devient difficile, pour cause de réformisme anti-maraboutique, de l’enfermer dans sa seule mission guerrière et politique face à la conquête française. D’autant que l’irruption islamiste dans le pays, invite les politiques eux-mêmes à chercher à brandir contre des idéologies intégristes « venues de l’étranger », l’idée d’un islam proprement algérien. Les différentes associations « émir Abdelkader » se sont attaché à le faire reconnaître comme « héros des deux rives », trait d’union entre Orient et Occident, entre Islam et modernité, et cela pourrait bien conduire à faire admettre enfin, et reconnaître son détour maçonnique comme exemplaire.

]Sur un tableau situé à Paris rue Cadet, au siège du Grand Orient de France

 

Plus sans doute que les pièces d’archives, les correspondances, les témoignages invoqués par Yacono, la présence d’un tableau grand format de l’émir, conservé rue Cadet, au siège parisien du Grand Orient de France, semble avoir constitué un indice fort de l’adhésion de l’émir à la franc-maçonnerie. C’est là une preuve supplémentaire de la puissance des images dans la représentation de l’histoire en Algérie. Mais, en fait, ce n’est là qu’un témoignage du respect que la vénérable institution portait un homme qu’elle honore comme un membre éminent .

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Regardons en effet la généalogie de cette image. Le tableau qui a été exécuté au début du XXe siècle , est l’oeuvre d’un certain Simon Agopian(1857-1921), un peintre arménien ayant étudié et exercé à Istanbul comme sujet ottoman.Il ne figure pas au Bénézit mais, à la faveur du regain d’intérêt pour la peinture orientaliste,un certain nombre de ses toiles, , avec des figures et des spectacles typiques,ainsi que des représentations de monuments stambouliotes, sont apparues en salle de vente. Le peintre pratiquait aussi le portrait officiel:il exécuta celui du sultan AbdulhamitII. Il travaillait régulièrement à partir de photographies, et c’est d’ailleurs sur cette base qu’en 1906, soit vingt trois ans après la mort de l’émir, il a peint ce tableau. Il reproduisait là, mais en grand et en couleur, un cliché célèbre réalisé quarante ans plus tôt dans le studio des frères Abdullah, des arméniens eux aussi. En 1865 en effet, Abdelkader, lors d’une escale officielle à Istanbul, alors qu’il était en route vers Paris, s’était arreté chez ces »photographes officiels de la cour du sultan »(4)

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C’était son premier voyage en France depuis son intervention héroïque lors des pogroms anti chrétiens de Damas en 1860, où il avait sauvé nombre de vies. Ce geste fraternel d’un musulman vis- à- vis de chrétiens frappa les esprits. L’émir y gagna une immense renommée et une reconnaissance internationale, sanctionnée par la remise des plus hautes décorations qui lui furent envoyées des grandes capitales de l’Europe. C’est à la faveur de ce mouvement que des autorités maçonniques de Paris lui adressèrent l’invitation à se joindre à leur mouvement. Ce cliché était une sorte de portrait officiel très largement reproduit. L’émir lui même en avait acquis des exemplaires qu’il offrait en dédicace aux hôtes étrangers venus le visiter. Et c’est encore derrière ce portrait agrandi qu’en 1966 lors de son acheminement vers Alger, on fit défiler dans Damas le catafalque transportant ses cendres.

Le tableau était- il une commande du Grand Orient, ou bien a- t- il été acquis par la suite? Nous n’avons pu le savoir. C’est un fait que Bruno Etienne, lorsqu’il travaillait à son grand livre sur Abdelkader (Hachette 1994), racontait l’avoir retrouvé, remisé et en piteux état. Il en obtint la restauration et le tableau figura désormais en bonne place de choix, en face de la salle du grand temple Arthur Groussier.

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S’il devait constituer une preuve de l’adhésion de l’émir, celle ci a été détruite puisque l’oeuvre a été brulée lors de l’incendie (accidentel) qui ravagea cette partie du bâtiment le 19 septembre 2009.C’est une photographie fort proprement réalisée qui le remplace désormais (5,6).

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* Anthropologue, directeur d’études à l’EHESS.

[1] Xavier Yacono, « Abd el-Kader franc-maçon », Humanisme, 57, 1966, p. 5-35. Ce n’était pas la première fois que le positivisme de l’historien heurtait de front les mythes de l’idéologie nationale : dans un article critique fort précis, il avait établi que les victimes algérienne de la guerre n’avaient pas pu être ce « million et demi de martyrs » (miliûn u nosf) imprudemment proclamés, mais tout au plus 300 000.

[2] Mohamed-Cherif Sahli, « L’Émir Abdelkader, la franc-maçonnerie et Napoléon III » in L’Émir Abdelkader. Mythes français et réalités algériennes, Alger, Enap, 1988, p 15-40.

[3] Abdelkader et la franc-maçonnerie, Paris, Dervy, 2008

[4] Vazken Khachig Davidian, « Portrait of an Ottoman Armenian Artist of Constantinople. Rereading Teotig’s Biography of Simon Hagopian », Études arméniennes contemporaines, 4, 2014, p. 11-54. [En ligne]

.[5] Voir François Pouillon, « Images d’Abd el-Kader : pièces pour un bicentenaire », L’Année du Maghreb, 2008 (en ligne)

[6  Coïncidence : on venait de célébrer le bicentenaire de la naissance de l’émir. L’événement en fut marqué par l’édition du timbre… qui reprenait toujours le célèbre cliché.